Machines et moteurs

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Machines et moteurs

Machines, moteurs et petits engins rejettent des quantités considérables d’oxydes d’azote et de particules. Un durcissement des prescriptions concernant les gaz d’échappement doit permettre de continuer à réduire ces émissions.

Petits engins

Les moteurs à deux temps polluent fortement l‘environnement. Ils rejettent environ 30 pour cent du carburant sous forme d’imbrûlés. De plus, l’essence utilisée pour les moteurs à deux temps contient de l’huile lubrifiante qui rejette des effluents gazeux nocifs lors de sa combustion.

Les tondeuses à gazon, les souffleurs de feuilles et les tronçonneuses fonctionnent souvent avec des moteurs à deux temps à essence, dont la combustion produit aussi des effluents nocifs tels que le monoxyde de carbone (CO), des hydrocarbures imbrûlés et du benzène cancérigène. Il vous est donc recommandé de remplacer les carburants traditionnels par de l’essence alkylée, un carburant raffiné. Elle émet en effet beaucoup moins de polluants et ne contient presque pas de benzène.

Pour les travaux de jardinage et de bricolage, les engins manuels ou électriques représentent une alternative plus respectueuse de l’environnement.

Prudence et bon sens concernant l'utilisation de souffleurs

Machines et engins à diesel sur les chantiers et dans les zones industrielles

Les machines de chantier rejettent de grandes quantités de poussières fines sous forme de suie de diesel. L’ordonnance sur la protection de l’air (OPair) fixe une valeur limite pour le nombre de particules que sont autorisés à rejeter les machines et engins d’une puissance égale ou supérieure à 18 kW ainsi que ceux, construits à partir de 2010, d’une puissance comprise entre 18 et 37 kW. Seuls les systèmes modernes de filtres à particules permettent de respecter cette valeur limite en retenant plus de 97 pour cent des particules et plus de 93 pour cent de la masse de suie.

Les machines telles que tombereaux, pelles mécaniques, chariots élévateurs, tracteurs industriels et nacelles élévatrices utilisées dans les zones industrielles et les installations analogues aux chantiers sont souvent équipées de moteurs à diesel qui rejettent de la suie de diesel.

Le 1er janvier 2019, la norme d’émission EURO V a été introduite dans toute l’Europe. Tous les véhicules, machines et engins fonctionnant au diesel qui ne sont pas considérés comme véhicules routiers (machines de chantier ou agricoles, etc.) sont depuis soumis à une limite du nombre de particules que seuls les systèmes modernes de filtres à particules permettent de respecter.

Le plan de mesures de protection de l’air prévoit que les machines et engins équipés de moteurs à diesel doivent satisfaire aux mêmes exigences en termes de protection de l’air que sur les chantiers.

Machines communales et tracteurs

Les communes utilisent de nombreux véhicules, machines et engins. En tenant compte de critères écologiques lors de leur acquisition, elles peuvent montrer l’exemple en la matière.

Les véhicules agricoles sont utilisés durant de longues années, souvent plus de 20 ans. Il vaut donc la peine, à long terme, d’investir dans une machine rejetant peu de gaz d’échappement, d’autant qu’il est encore nécessaire de réduire les émissions de suie de diesel et d’oxydes d’azote.

Depuis le 1er janvier 2019, les machines communales et agricoles sont soumises dans toute l’Europe à la norme d’émission EURO V que seul un système moderne de filtres à particules permet de respecter.

Les filtres à particules de nouvelle génération sont installés par défaut dans les moteurs et retiennent la majeure partie des substances nocives (par ex. plus de 90 % des particules de suie). Ces filtres se régénèrent automatiquement. De plus, un catalyseur de technologie SCR installé en série dans le moteur permet de dégrader les oxydes d’azote nocifs pour la santé des humains et des animaux et de réduire davantage la pollution de l’environnement que ne le faisaient les véhicules et les machines des classes d’émission plus anciennes.

Bonnes pratiques de chantier

Les chantiers sont sources de polluants atmosphériques, émis lorsque les moteurs des machines de chantier fonctionnent ou lors des travaux avec des produits chimiques (par ex. revêtement, étanchéification et marquage). Il ne faut pas non plus sous-estimer les émissions de poussières causées par le travail de la terre, la préparation et le transbordement de matériaux ainsi que les transports en tous genres sur les pistes de chantier, etc., que le vent peut disséminer sur de grandes distances.

Il incombe aux entreprises de construction de limiter à titre préventif les émissions de polluants atmosphériques provenant de leurs chantiers, pour autant que l’état de la technique et les conditions d’exploitation le permettent, et que cela soit économiquement supportable. S’il est prévisible ou s’il est constaté qu’un chantier génère des immissions incommodantes ou nocives de polluants atmosphériques malgré l’application de mesures préventives, l’autorité compétente ordonne des mesures complémentaires ou plus strictes afin de limiter les émissions.

Protection de l’air sur les chantiers

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